Et si l’on reparlait de l’insécurité aux Chaprais?

Les problèmes d'insécurité étaient abordés dès 2013 dans le journal Vivre aux Chaprais

Le journal Vivre aux Chaprais de 2013

Cette question avait fait la une de notre journal Vivre aux Chaprais, n°14, l’été 2013. Il avait suscité quelques réactions mais également le signalement de faits d’insécurité avérés.(voir à ce sujet le billet publié sur ce blog, le 25/06/2013).

Les chiffres publiés récemment sur les faits et le sentiment d’insécurité, à Besançon, comme dans notre quartier, sont intéressants à plus d’un titre. Ils démontrent que les faits mensuels recensés aux Chaprais/Cras restent relativement bas (entre 20 et 25?). Ils n’augmenteraient pas par rapport à 2011 (au contraire, légère baisse?) et seraient à peu près au niveau de 2005. Donc pas de pic de délinquance a priori! Par contre,  le sentiment d’insécurité grandirait progressivement depuis 2007, même si quelques 83% des habitants répondent qu’ils se sentent en sécurité dans leur quartier.

Les chiffres concernant les faits d'insécurité mensuels aux Chaprais/Cras et la mesure su sentiment d'insécurité 'insécurité

Les chiffres concernant les faits d’insécurité : mais quels faits? Et quelle gravité?

A titre de comparaison, pour un nombre de faits mensuels similaires dans le quartier Butte-Grette, le sentiment d’insécurité grimpe à 30%; à Palente-les Orchamps également;  idem à Saint-Ferjeux-Rosemont: même moyenne de faits mensuels signalés qu’aux Chaprais, mais un sentiment d’insécurité qui grimpe à 35%. Et n’oublions pas Bregille où il y a peu de faits signalés, mais où ce sentiment d’insécurité atteint 28%! Quant à Planoise-Châteaufarine avec, environ,  ses 70 faits signalés mensuellement le sentiment d’insécurité  grimpe à 45%.

Qu’en conclure? On sait que le sentiment d’insécurité n’est pas lié  d’une manière rationnelle aux faits eux-mêmes. Il y a tout à la fois, un discours irrationnel, des rumeurs, etc. Mais il y a, nous l’avons déjà dit, tous ces petites incivilités qui aliment, au quotidien, ce sentiment : les tags, les dépôts sauvages sur le domaine public, les poubelles renversées, etc.

De plus, s’il l’on ne peut pas mettre des policiers partout, rappelons tout de même que les effectifs de la police nationale ont diminué de 40 personnes en quelques années! Le maire de Besançon a indiqué vouloir recruter  30 policiers municipaux de plus d’ici la fin de sa mandature : mais les missions ne sont pas tout à fait semblables. et s’ils seront utiles, ils ne pourront pas tout faire….

Et puis, l’actualité alimente aussi ce sentiment avec des faits. Ainsi, l’Est Républicain dans sa page Besançon de lundi évoque ces habitants de la rue des Cras (dont une octogénaire), logés par Néolia, terrorisés depuis des semaines par l’un de leurs voisins. Dépôts de plaintes, pétitions, rien n’y fait. Tout le monde semble au courant, mais il n’a toujours pas été trouvé de solution. Certes, si ce perturbateur violent est une personne connue pour sa fragilité mentale, le cas n’est pas facile à régler. Il y  faut une forte volonté. En attendant les voisins vivent dans la crainte…Est-ce normal?

Dans un autre groupe d’immeubles Néolia, rue Garibaldi, les locataires se plaignent depuis des années des dégradations en tout genre sur leur parking, dans leur garage, etc. (voir à ce sujet les billets publiés les 21/09 et le 26/09/2013) Lumières extérieures brisées régulièrement, fermetures des portes d’accès extérieur à ces immeubles brisées, etc. A tel point que Néolia que nous avons rencontré à ce sujet, il y a plusieurs mois, s’interrogeait sur la nécessité de la réparation de ces portes, envisageant de laisser l’accès libre à tous. Heureusement, cela n’a pas encore été le cas. Il semblerait que ces actes soient liés à la nécessité de trafics illégaux qui se dérouleraient là le soir. Conséquence : des départs de locataires lassés de cette situation! Ajoutons les problèmes d’accès, par la rue du Chasnot, à leur garage, l’entrée étant souvent bouchée, le soir, par les véhicules des clients d’une boutique de restauration rapide située à proximité, et vous comprendrez le sentiment d’exaspération des habitants! Vivre aux Chaprais, face à cette situation n’est pas restée inactive! Elle a obtenu, après de nombreuses démarches, faisant suite à celles collectives ou individuelles des locataires : la pose d’un panneau d’interdiction de stationner devant la grille d’accès aux garages (interdiction peu respectée le soir, comme il est signalé par ailleurs); la pose de poteaux, par la ville, limitant les possibilités de stationnement (mais il faudrait en déplacer un ou deux, et les avancer afin qu’ils soient pleinement efficaces; le signalement en a été fait à plusieurs reprises à la mairie, sans résultat pour l’instant); la mise au point de procédures de signalement relayées par Vivre aux Chaprais. Mais nous atteignons, nous aussi, dans ce domaine, la limite de ce qu’il est possible de faire….

Les solutions proposées peinent donc à se mettre en place afin de régler ces problèmes d’une manière décisive et définitive.

Et vous pensez que cela n’a rien à voir avec le sentiment d’insécurité?

Dernière info : entendue ce midi, sur Radio France Bleu, l’arrestation cette nuit, rue de Belfort, d’un homme d’une quarantaine d’années qui cassait les rétroviseurs d’automobiles garées dans cette rue : voir aussi à ce sujet le billet consacré le 27/11/2013 aux rétroviseurs cassés.