L’Herbe d’avril aux Chaprais….

Ce roman de romain Roussel racpnte l'histoire d'un jeune garçon, de sa famille et de ses copains, aux chaprais, avant la première guerre mondialel

La vie aux Chaprais avant la Grande Guerre?

Ce roman de Romain Roussel, écrivain ayant vécu aux Chaprais (voir, sur ce blog, le billet qui lui est consacré, en date du 26/07/2014) évoque l’enfance d’une bande d’écoliers de l’école des Chaprais qu’il surnomme, dans son roman, l’école des Quatre Vents. Lors d’une interview réalisée en 1970, cet écrivain précise qu’il s’est beaucoup inspiré de ses souvenirs d’enfance. C’est en cela que ce roman nous intéresse : comme témoignage de la vie quotidienne aux Chaprais, au début du XX° siècle, avant la Première guerre Mondiale, il y a donc plus d’un siècle!

école des chaprais 1919 1920

Le personnage principal, Sylvain Travot, est le fils d’un comptable d’une maison de commerce de la ville. Son copain, Michel Beaucuret, surnommé Beaucu est le fils d’un cheminot qui travaille au dépôt comme nettoyeur. Il est précisé que tous deux habitent ce « quartier peuplé de cheminots et de petits employés ». Sylvain  est très vite admis dans une bande de jeunes garçons de son âge et de sa classe, à laquelle appartient déjà son copain Beaucu.Leur chef c’est Ludovic Lesprit, surnommé Lélé, une forte tête, mais pas un mauvais élève. Ses parents sont morts mais il a un frère qui est engagé dans un régiment du génie qui fait la campagne du Maroc, ce qui situe l’action dans les années 1904-1907.  » Lélé portait comme les soldats, sa pèlerine roulée en fer à cheval autour de son havresac. Sur sa blouse boutonnée devant (il était le seul de sa classe qui s’octroyât cette fantaisie, considérée par tous comme la preuve d’une indépendance extraordinaire), il serrait avec force un ceinturon de cuir orné d’une boucle de cuivre astiquée comme un soleil. On se montrait du doigt cette boucle, sur laquelle se détachait en relief une cuirasse, et l’on murmurait à la ronde, en se gargarisant de ces mots magiques :

-Son frère était sapeur dans le Génie!

En devisant avec les autres, Lélé tirait son large béret alpin pour lui conserver une forme régulière tout en ménageant une pointe sur le front. Par instants, il frappait du pied le macadam du préau pour que l’on admirât ses galoches vernies ».

 

église chaprais lapret

 

C’est l’année du certificat d’études, le certi, comme il est alors appelé. Et Lélé a décrété qu’ils partiraient tous, à pied, après ce certi, à Marseille….C’est une fugue organisée: un trésor est constitué, fait de victuailles pour la route. Chacun doit verser quelque chose… Si vous voulez connaître la suite, empruntez ce livre à la bibliothèque, ou achetez le d’occasion sur le net…

Et bonne lecture d’été…..