L’église du Sacré Coeur, 14 avenue Carnot

Dans un billet publié sur ce blog, en date du 9/11/2012, nous évoquions l’existence des deux églises aux Chaprais : celle de Saint Martin des Chaprais datant de 1822 (voir notre billet du 31/08/2013) , et celle du Sacré Coeur, 14 avenue Carnot,  ouverte au culte, un siècle plus tard, en 1923.

horticulteur Calame avSur ce terrain de l’avenue Carnot était installé l’horticulteur Calame. Il semble que cette famille ait fait don du terrain à l’église afin d’y construire cet édifice religieux.

Madame Odile Monnory-Butsch, petite fille du pharmacien Louis Butsch au 45 rue de Belfort (jusqu’en1929), dans son fascicule « Mémoires d’une maison » que vous pouvez retrouver sur notre site www.chaprais.fr, dans la rubrique Histoire, nous précise  : au début des années 1920  » une nouvelle paroisse fut construite : le sacré-Coeur, pas beaucoup plus réussie que celui de Paris, mais c’était l’architecture à la mode(précisons de suite que l’architecte était mr. Guillemot ). L’archevêque (Monseigneur Gauthey) avait fait un voeu, si le département était épargné (d’une invasion lors de la Guerre de 14/18), de reconstruire la Chapelle des Buis. La nécessité d’une nouvelle église dans notre quartier (les Chaprais), dont la population avait augmenté , l’amena à modifier son souhait et notre église fut construite avec les dons de tous les diocésains. Les noms des morts de la guerre furent inscrits sur les murs.

église votive du sacré coeur protection contre les invasions

sacré coeur guillemot architecteMais cette église se révéla bien froide pendant la seconde guerre ». Elle précise dans un autre document qu’elle nous a fait parvenir : « les immeubles avec un numéro impair faisaient partie de la nouvelle paroisse, ceux avec un numéro pair de Saint-Martin. Mes grands-parents (demeurant au n° 45) sont devenus paroissiens du Sacré Coeur et les plaques de cuivre, portant leurs noms, furent fixées sur de nouvelles chaises. Ils étaient des habitués de la messe de 11h et partaient en entendant les cloches, ce que ma mère (qui avait toujours un dernier petit travail à terminer) ne put jamais faire.

Tous les ans, lors de la fête du Sacré Coeur, l’archevêque présidait l’office du soir. Je me rappelle la procession : les enfants de choeur et les enfants du patronage, les Coeurs Vaillants et les Ames Vaillantes. C’est mademoiselle Flusin qui en était la responsable. Elle habitait avec son père rue de Belfort.

C’est dans cette église que je fus baptisée (par mon grand oncle Mgr. Paul Rémond, évêque de Nice) ainsi que mon frère Jean-Louis. » Au sujet de mgr Paul Rémond, dans le BVV de ce mois de mars 2014, (p.42 et 43), l’historien Joseph Pinard rappelle ses origines comtoises et son passé glorieux durant la dernière guerre concernant le sauvetage d’enfants juifs, ce qui lui a fait attribuer le titre de Juste parmi les Justes.

sacré coeur 2

 

Nous remercions vivement madame Odile Monnory-Butsch pour la communication de ces souvenirs et leur fraîcheur.

Nous poursuivrons le week-end prochain, la publication de ses souvenirs  des magasins de son enfance.

 

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