Je me souviens….

Libé B mdlr Henri Belmont rue Krugg pavoiséeAprès les souvenirs d’enfance d’un habitant de l’ancienne caserne de l’avenue Fontaine-Argent, voici ceux d’un habitant de la rue des Noyers, né en 1937…Vous ne trouverez pas cette rue sur le plan actuel de la ville car elle a été rebaptisée rue Krug, en 1952, du nom d’un ancien Maire de Besançon, de 1919 à 1925, Charles Krug (1872-1947).Notre chapraisien se souvient tout particulièrement de la période de la guerre. Une villa, dans cette rue, avait été réquisitionnée pour loger des soldats allemands. Est-ce pour cette raison que nous avons trouvé dans la photothèque de la ville, cette photo montrant, à la Libération de Besançon, cette rue pavoisée (photo due à M. Henri Belmont: tous droits réservés)? Cette même villa aurait ensuite servi à loger des officiers américains.

pont républiqueIl raconte que l’on disait qu’un médecin installé au début de l’avenue Carnot, proche du pont Saint-Pierre –(ancien pont en fil de fer, baptisé Saint-Pierre en 1883 lorsqu’il fut bâti en pierre, puis pont de la République lorsqu’il fut reconstruit en 1947)- donc, ce médecin serait monté dans son grenier et aurait tenté d’abattre deux soldats allemands, venus en side-car, faire sauter ce pont lors des combats de la Libération. Ces deux soldats allemands auraient d’ailleurs été tués, ensuite, à Palente…Ce souvenir semble faire parti des légendes, puisqu’il s’agit du docteur Sexe qui avait été averti par les allemands du dynamitage du pont!. Il  s’était alors réfugié, avec sa famille, dans un petit abri qu’il avait construit dans son jardin.(photos ci-dessous du pont Saint-Pierre détruit le 7 septembre 1944, collection Musée de la Résistance, photo de Marcel Sengé tous droits réservés).

pont saint pierre détruit

Il se souvient également du parc Micaud qui était complètement clôturé par des barrières qu’ils escaladaient lorsque le parc était fermé et surveillé par un gardien. Ce gardien avait un petit chalet en bois dans le parc même.

chalet du garde parc micaud

Ils allaient, gamins, chercher des vers, dans le parc, pour pêcher dans le Doubs, sous le pont de la République. Ils se baignaient aussi près du Parc. Et il y avait dans le quartier (rue de la Mouillère?) une entreprise dont il a oublié le nom qui fabriquait et teintait des cadrans de montres. Nos nageurs ressortaient du Doubs, selon la couleur qui était déversée directement dans la rivière, jaunes, bleus ou rouges…Ce qui les amusait, bien sûr….

Autre souvenir : celui du poste de police installé alors avenue Carnot, en face du garage Renault. Il se souvient des baffes qu’il recevait dans ce poste, lorsqu’il avait fait, gamin, des « conneries », comme il dit. Ses parents venaient le chercher, il se faisait disputer…et ça s’arrêtait là…

Vous aussi, n’hésitez pas à nous confier vos souvenirs concernant les Chaprais….