Graffitis…de quoi parle t-on?

DSCN1265Un article paru dimanche dans l’Est Républicain  , rubrique Besançon, est intitulé « Plaidoyer pour les graffitis ». Ce plaidoyer semble celui d’un jeune bisontin, Nicolas Mensch, qui « vient de publier une thèse de sociologie intitulé « L’art transgressif du graffiti ».

DSCN1182Nous n’avons pas lu cette thèse et n’en connaissons le contenu qu’à travers l’article du journaliste. Mais ce qui est étonnant, c’est que, dans cet article, à aucun moment la distinction entre graffitis et tags n’est établie. C’est ce que nous avions tenté de faire, pour notre part, dans un billet publié le 5/11/2013 sur ce blog sous le titre : Graffitis, tags et messages sur nos murs...Nous avions alors  donné des définitions précises de ces différents termes, et, pour faire court, rappelons qu’un tag est une simple signature calligraphiée répétée des dizaines de fois (voire plus), qui n’a de sens que pour son auteur et les autres tagueurs.

 

DSCN1180Alors qu’un graffiti est une sorte de fresque, de peinture murale plus ou moins élaborée. Toutes les photos illustrant cet article représentent des graffitis que l’on peut apprécier ou pas….Et si certains de ces artistes urbains ont réussi à se faire un nom et à en vivre, rien n’est dit sur les tags. 

Or ces tags ne peuvent, en aucune façon, être assimilés à de l’art urbain comme les graffitis.

Et un représentant de  la ville rappelle qu’il y a eu, en 2013, 3 694 enlèvements, par la cellule anti-graffitis (sans bien sûr que l’on sache s’il s’agissait de tags ou de fresques), mais uniquement pour les abonnés ou les personnes qui les ont demandés (car la première intervention est gratuite; ensuite il faut s’abonner). Et malgré ces plaintes et ces enlèvements, le phénomène perdure!

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Cette politique est donc un échec! Et il faudrait que nos futurs élus le reconnaissent enfin! Une politique efficace, testée à New York il y a plus de 20 ans!…., repose sur l’effacement des tags dans les 48 heures! A Besançon, les délais fixés dans les abonnements payants, à la charge des propriétaires victimes, évoquent un délai de 15 jours! Et une intervention limitée à une hauteur de 2,50m! Et l’on sait que plus d’un propriétaire sur deux refuse de payer la réparation de ces dégâts! Alors, on fait quoi? On continue comme avant, avec les résultats que l’on connaît? Ou l’on adopte une autre politique? A suivre….après les élections…..

Humeurs des Chaprais prend quelques jours de vacances. profitez en pour relire les anciens billets si vous les avez ratés.

Nous nous retrouverons dès le samedi 8 mars pour un nouveau billet sur le patrimoine des Chaprais, à savoir, les cafés de la rue de Belfort en 1936 et 1964. Savez-vous combien on en a comptés?…..