Les monuments funéraires en fonte du cimetière des Chaprais….

P1030958Nous allons nous efforcer, si l’actualité nous en laisse la place, chaque week end, de vous proposer un billet sur le patrimoine riche et varié des Chaprais. Ce n’est certes pas la première fois que nous évoquons, ici, ce patrimoine. Le dernier billet sur cette question remonte au 4 avril dernier et traitait de l’architecte FORIEN. Aujourd’hui, grâce à l’ouvrage d’Anne-Lise THIERRY,publié en 1987, sous le titre « Une nécropole romantique : le cimetière des Chaprais à Besançon au XIX° siècle » ,dans la série des Cahiers d’études comtoises (sous le n° 37, cet ouvrage peut encore être acheté via internet…), abordons la question des monuments funéraires en fonte du cimetière des Chaprais.Même si ceux-ci sont rares (7 sur 247 dénombrés par notre historienne) et délabrés, ils méritent d’être examinés de plus près. Ils sont l’oeuvre de la fonderie Saint-Eve (1829-1870) qui était installée 8 rue de Chartres actuellement dénommée rue des Frères Mercier. On peut encore voir la raison sociale et quelques éléments décoratifs de fonderie (dont le n°8) sur l’entrée de cet immeuble transformé en logements pour Grand Besançon Habitat.

P1030959

 

P1030964Bien sûr le monument qui attire le plus l’attention est celui de la famille Saint-Eve elle-même, fort bien décrit dans le livre d’Anne-Lise Thierry page 85. Il est extrêmement délabré par rapport à l’année 1987!

Ce monument a pu, précise un autre historien, mr François Lassus, « constituer pour la fabrique familiale un élément publicitaire » ( Tradition Franc-Comtoise » tome VI).

L’association Renaissance du Vieux Besançon veut travailler sur la préservation de toutes les tombes de la partie historique du XIX° siècle. Il est en effet temps de préserver et restaurer ce qui peut l’être encore.

P1030965La fonderie Saint Eve fut rachetée par la maison Douge et Dolot en 1890 (215 salariés avant la crise des années 30).

D’autres éléments de décoration non funéraires cette fois sont visibles à Besançon : les grilles et éléments de la porte de l’Arsenal (ancienne Fac de mèdecine); les frontons en fonte qui ornent les fenêtres de l’annexe de la Fac de Lettres, à gauche du porche 4 rue de la Préfecture, etc.

Sur cette fonderie, nous vous invitons à vous reporter  à l’excellent livre de Lionel Estavoyer et Jean-Pierre Gavignet Besançon Autrefois(à quand sa réédition?); à la revue de folklore comtois Barbizier n° 10 de décembre 1981, qui comporte une étude assez complète de mr. Octave Chevalier. Ou encore à la revue Fonte n° 79 datant de 2010 avec une dizaine de pages écrites par mr Dominique Perchet.

N’hésitez pas à enrichir ces billets sur le patrimoine en nous faisant part de vos observations…

 

 

Categories: Histoire & Patrimoine